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Interviews

Interview Olivier Legoupil - Studio Pickup


"Un mix n’est pas qu’une question de son. C’est aussi bien sûr une question musicale…"

Cette semaine nous retrouvons Olivier, ingénieur du son au studio « Pickup » de Caen. Son parcourt professionnel et son amour pour la musique depuis un tout jeune âge lui ont permis de devenir l’expert qu’il est aujourd’hui. Il nous parle des astuces pour préparer un passage en studio ainsi que les étapes à suivre pour cadrer une bonne session.

 

 

 

-Bonjour Olivier, peux-tu te présenter pour nos lecteurs?

 

J’ai 37 ans. J’ai commencé la musique à l’âge de 7 ans en apprenant le violon. Je suis sorti du conservatoire de Caen 13 ans plus tard. Parallèlement à ça, j’ai entamé des études d’électronique. Suite à une rencontre en Angleterre avec un compositeur de la BBC, j’ai décidé de mélanger mes connaissances techniques et musicales pour faire du son…

 

Je pars donc à Paris pour intégrer l’école d’audiovisuel Novocom (aujourd’hui le CFPTS).

 

Je retrouve des normands à paris et j’intègre le groupe de chanson française « de rien ». Nous trouvons assez rapidement le trio Editeur/Maison de disques/tourneur grâce à notre album autoproduit au studio Coppelia.

 

Je travaille en parallèle au studio bleu, Studios de la seine, Salam aleikoum studios, ALX Studio, en tant que technicien et réalisateur son.

 

Le deuxième album de « de rien » est enregistré au studio acousti…une expérience de plus dans un grand studio. Et je co réalise l’album « débat de boue » de Imbert Imbert entre le loko studio et Sysmo Records.

 

Je suis également le violoniste de La Blanche, Momo roots, Kamal Kacet…entres autres.

 

Je suis ensuite embauché aux studios de mastering d’Universal Music France à Paris. J’y travaille 3 ans en tant qu’ingénieur du son puis, suite à ma rencontre avec Corinne chatelain, nous avons l’idée et l’opportunité de créer Le studio Pickup à Caen.

 

Après 9 mois de travaux, le studio ouvre ses portes en Avril 2009.

 

 

-Le studio Pickup, qu'est-ce que c'est ?

 

Le studio Pickup est situé en centre ville de Caen, sur le port de plaisance, sur une surface totale de 300 m2 de plain pied. Nous proposons un hébergement tout confort situé juste au dessus du studio.

 

Je suis l’ingénieur du son principal et Corinne assure la fonction de studio manager.
Nous collaborons avec des intermittents techniciens, musiciens, comédiens bas normands.

 

Depuis 4 ans nous avons accueilli plus d’une centaine de groupes en provenance de la région bas normande, mais aussi de Paris, IDF, Haute Normandie et Bretagne (prise de son, mixage, mastering).

 

Une des particularités du studio est qu’il dispose de 5 salles de prises permettant les enregistrements live pistes séparés. Le choix du son analogique avec la console Euphonix et les différents pré-amplis sont également un atout. Notre backline s’étoffe d’année en année : en plus du quart de queue Schimmel présent depuis l’ouverture, nous venons d’acquérir une Guitare Wavybone et mi avril nous étofferons la partie clavier (rhodes entres autres bonnes surprises...).

 

En références, on peut citer Granville, Kim Novak, Mes souliers sont rouges, Les Witch Doctors, Bronco Buster, John Del, Khalifa, Toungafoly, Electrick Griots , Shak shakembo, Calico, Imbert Imbert, Clockwork of the moon, Chocolate Donuts, Jesus Christ fashion Barbe, Salade de bruits, Concrete Knives, Zo Brel, Nicolas Peigney, Nyxtone, Capitol, La planche à laver, Bow Low, 7 Questions, L’orchestre du grand consul…

 

Nous travaillons également avec des comédiens voix off dans le domaine de l’audiovisuel et de la publicité, nous réalisons des musiques de films et des identités sonores de marques.

 

 

-En quoi Pickup se démarque des autres studios selon toi ?

 

Je dis toujours que je suis autant musicien que technicien.

 

Cette alliance entre la musique et la technique me permet de prétendre à un travail de réalisation de disques. En opposition au « pousse bouton » qui ne s’intéresse pas au projet… !

 

Je peux apporter des conseils sur les arrangements, la construction des morceaux, les partis pris sonores, l’organisation de la production, etc…

 

J’ai par exemple collaboré dans cette optique avec le groupe « Granville » récemment. Mais aussi avec Imbert Imbert sur son premier album.

 

Je connais aussi les dangers d’une telle implication. J’ai essuyé des plâtres…et je sais laisser à l’artiste l’envie d’aller au bout de son idée.

 

Ma culture musicale se trouve plutôt dans la chanson, le rock, le blues, la world music…Je suis sensible aux textes en français. J’aime quand un message ou une émotion est là…Le reste ça vient tout seul normalement !

 

La couleur sonore du studio pickup est en train de se construire autour de ces paramètres…mais pour moi il n’y a pas de projet inintéressant.

 

 

-Comme tu le sais sans doute, nos lecteurs sont majoritairement des musiciens indépendants. Quels sont les meilleurs conseils que tu pourrais donner à ceux qui envisagent d'enregistrer un premier album en studio?

 

- Travailler au métronome

 

- Enregistrer les répets, réécouter les morceaux, et ne pas hésiter à revenir sur les structures des morceaux en allant vers une simplification.

 

- En ce qui concerne la recherche du son, ne pas hésiter à discuter avec l’ingé son qui va enregistrer le disque. Les musiciens sont souvent équipés de pédaliers guitare, ou d’ampli à transistor peu couteux. Il est assez facile de chercher un son plus adapté à l’occasion de l’enregistrement : les studios sont souvent équipés d’amplis à lampes. Au studio Pickup, je propose aux musiciens de passer quelques jours avant l’enregistrement pour essayer des amplis. Il est également peu couteux de louer une caisse claire ou des cymbales pour deux ou trois jours…ou tout simplement d’emprunter 2 ou 3 guitares chez les potes pour avoir une palette de sons plus large… (nous venons d’acquérir une guitare Wavybone !)

 

- Concernant le budget, faire un rétro planning. Un groupe qui tourne un minimum et qui a son public est certain de vendre plusieurs centaines de cds. Même à 10 euros le disque ça monte vite…de quoi se rembourser la production du disque en 12 ou 18 mois…

 

Aujourd’hui le principe de l’EP me paraît également très adapté. Je suis favorable à la qualité plutôt qu’à la quantité.

 

 

-Tu proposes des sessions d'arrangements dans ton studio. En quoi consiste ce travail, et à quel moment du processus d'enregistrement intervient-il ?

 

Arranger un morceau signifie y ajouter des parties musicales comme des cordes, des cuivres, etc…

 

Les groupes indépendants se posent souvent la question : « oui mais si les gens n’entendent pas ça sur scène ils vont être déçus ? ». C’est une fausse question à mon avis. Le public écoute différemment un enregistrement et un concert…et au concert, vous êtes la, devant nous, et ça, ça vaut tous les arrangements du monde !

 

L’arrangement intervient généralement entre la fin des prises de son « de base » et le mixage. Pour arranger un morceau, il faut avoir la base musicale déjà enregistrée correctement.

 

Cela peut se faire en binôme (un musicien qui me chante les mélodies qu’il a dans la tête, et moi qui mets ses idées en œuvre…en les complétant, et avec l’ajout d’harmonies). Je peux aussi le faire seul.

 

L’arrangement n’est pas nécessairement pensé au moment de la composition (c’est d’ailleurs très rare…). Comme on dit souvent, si un morceau fonctionne guitare/voix, c’est gagné…après ça, tout est possible !

 

Une chanson c’est un tempo, une mélodie, un texte. Le reste est bien sûr très important…Si Bashung avait fait du hard rock je ne suis pas sur qu’il en serait arrivé là… !

 

 

-Nous proposons depuis peu chez ConfliktArts, la possibilité (entre autres) de faire mixer et masteriser ses titres en ligne par l'équipe de Pickup, tu peux nous en dire plus sur la manière dont vous traiterez les demandes ?

 

Le premier travail consiste à importer les fichiers, vérifier que tout est bien là en faisant une première mise à plat.

 

Ensuite j’identifie l’objectif du projet, on parle de quelques références musicales.

 

Alors je fais un mix définitif pour moi, mais ouvert à des retouches. Je fais également le mastering, ou un pré mastering. Le client peut alors l’écouter dans sa chaine préférée, et me demander des retouches.

 

Parfois on fait des retouches et puis on revient à la première version !

 

Le mieux est l’ennemi du bien...

Côté délais et dialogue, on met un point d’honneur à être réactif et disponible encore plus peut-être dans une relation à distance. On sait qu’en face il y a une vraie attente et la nécessité d’être rassuré.

 

 

- Selon toi le travail de mix et de master peut aujourd'hui entièrement se faire en ligne, et ce sans aucun problème ?

 

Je pense qu’on ne choisit pas un studio au hasard…On voit assez vite chez qui on tombe, sa culture musicale, etc…Donc je pense que cela ne pose pas de problèmes. De toute façon, dans le mixage ou le mastering, il y a toute une phase technique qui n’est pas très intéressante pour les musiciens.

 

Le débrief sur les objectifs au début du projet est l’étape primordiale. Une fois que tout ça est bien clair, je les sollicite souvent seulement quand le titre commence vraiment à prendre forme.

 

 

-Selon toi, qu'est-il important de faire ou de savoir avant de commencer la phase de mix d'un titre ?

 

Un mix n’est pas qu’une question de son. C’est aussi bien sûr une question musicale…

Quand je dois mixer un titre que je n’ai pas enregistré, ma première inquiétude est : est-ce que le morceau tourne rythmiquement ? Est-ce que ça groove ???

Car sinon, faire un mix digne de ce nom est quasi impossible.

D’ailleurs mon travail de mix à distance commence souvent par du travail d’édition et de recalage.

Les prises de son doivent être bien sûr de bonne qualité…On ne fait pas une omelette avec des œufs pourris !

 

 

-Une question digne des Inconnus : c'est quoi pour toi la différence entre un bon mix et un mauvais mix ?

 

En lien avec ma réponse précédente : pour faire un bon mix il faut déjà un bon titre, bien écrit, bien joué.

Si on a ces trois conditions, la prise de son et le mixage ne doivent pas poser de problèmes. Après on peut bien sûr y passer plus de temps pour aboutir à un vrai travail de production.

 

 

-Pour tes clients, ça change quoi ce partenariat avec ConfliktArts ?

 

Il faut encore qu’on expérimente, mais je pense que l’offre de CONFLIKTARTS pour les paiements échelonnés devrait  faciliter le financement de projets de beaucoup de groupes indés. Les 5 % de remise pour le pressage CD c’est aussi une aubaine à saisir !

Et puis nous sommes heureux d’avoir un nouveau partenaire !!

 

 

-Et enfin comme toujours, c'est quoi ta dernière claque musicale ?

 

Asaf Avidan. Ce mec vient d’une autre planète je crois !

 

 

 



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Les 10 commandements du groupe en tournée Interview - Maxime Péron (Underdog Records) >

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Sur le blog Confliktarts.com : Interview Olivier Legoupil - Studio Pickup
Bonjour, J'ai trouvé cet article sur le site de Conflikt arts et je pense qu'il peut t'intéresser : http://www.confliktarts.com/fr/blog/265/interview-olivier-legoupil-studio-pickup A bientot
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Bonjour,<br /><br />Votre demande de partage a bien été prise en compte.<br />L'article : http://www.confliktarts.com/fr/blog/265/interview-olivier-legoupil-studio-pickup a été envoyé.
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