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Interview Thomas – Programmateur des 4Ecluses


"Mon projet est-il suffisamment mature pour m'adresser direct à la SMAC de 600 places ?"

Un des passages obligatoires lorsque l'on se lance dans un nouveau projet musical est la recherche de dates de concerts. Forcément, on est toujours tenté de contacter les programmateurs de salles en direct pour essayer de placer son groupe, cependant est-ce vraiment utile ? J'ai posé quelques questions à Thomas, programmateur de la salle des 4Ecluses à Dunkerque pour mieux comprendre son métier et connaître les bonnes pratiques avant de contacter un programmateur.

 

Interview programmateurs de concerts

 

 

 

Bonjour Thomas, tout d'abord peux tu te présenter pour nos lecteurs?

 

Thomas, bientôt 30 ans (argh...), je bosse aux 4Ecluses, salle de concerts à Dunkerque depuis septembre 2007. J'y ai débuté en tant que responsable du bar et maintenant j'y suis programmateur et chargé d'accompagnement des pratiques. Ça c'est pour le côté "professionnel" mais ça fait plus de 10 ans que je suis impliqué de près ou de loin dans la musique. J'ai commencé comme beaucoup de monde par de l'activisme de base, faire de la promo au sein d'une street-team pour La Ruda Salska, créer un site web communautaire autour du groupe toulousain Spook and The Guay (aujourd'hui ça peut paraître banal mais on était en 2000 et le web c'était pas encore la folie). Ensuite j'ai eu l'envie de m'impliquer plus, j'ai été bénévole sur plein de festivals pour en arriver au premier concert que j'ai organisé, c'était en septembre 2003. On avait monté une association qui s'appelait La Truite Volante avec des potes et on a rejoint d'autres personnes qui avaient investi une friche portuaire (un ancien bâtiment de stockage appelé le Jokelson) et qui en avaient fait un lieu de culture alternatif. On a organisé une trentaine de concerts (essentiellement punk, métal, hardcore) je pense là-bas avant que l'aventure se termine. On était fiers des groupes qu'on avait réussi à ramener: Streetlight Manifesto, 25 Ta Life, The Suicide Machines, Walls Of Jericho, Ratos de Porao, Skunk, Seven Hate et plein d'autres. En parallèle, j'avais aussi une petite pratique artistique puisque j'étais "chanteur" dans un groupe de ska punk qui s'appelait Mr Jingle et avec lequel on a fait une centaine de dates entre 2004 et 2001 et avec lequel on a un peu bougé en France, en Belgique et même Allemagne. J'ai toujours continué à côté de mon boulot à faire un peu de bénévolat dans ce milieu, je suis membre d'une association qui s'appelle la Brigade d'Intervention Culturelle à Lille, je remonte de temps en temps dans le van faire le tour-manager pour des potes anglais quand ils tournent en France, bref j'aime ça.

 

 

Tu es donc programmateur de la salle des 4Écluses à Dunkerque, tu veux bien nous présenter ce lieu ?

 

Les 4Ecluses c'est une salle de concerts d'une capacité d'accueil de 300 personnes. Elle est gérée depuis 1994 par une association loi 1901 appelée Arts Scéniques Rocks. Les murs sont prêtés par la municipalité mais la gestion est assurée par l'asso. C'est un peu difficile pour moi de te faire l'historique complet du lieu, j'avais 11 ans à l'époque de l'inauguration. Je peux dire sans me tromper que l'asso existait quelques années avant le lieu, qu'ils organisaient dans des bars avant d'obtenir la gestion de cet équipement. Aujourd'hui le lieu est financé pour son fonctionnement par la ville, la communauté d'agglomération, le département et la région. On a aussi des financements européens sur des projets pluriannuels. Le projet de l'asso se divise en trois axes de travail : la diffusion (partie la plus visible de l'iceberg, c'est l'organisation des concerts), l'accompagnement des pratiques (l'aide aux musiciens locaux par de nombreux moyens : répétitions, résidences, programmation de la scène locale) et action culturelle (mettre en place des actions envers les gens qui sont peu ou pas concernés par l'offre culturelle en temps normal et plus globalement prendre la musique comme vecteur de lien social : maisons de quartiers, prisons, personnes en situation de handicap par exemple ). L'asso a 8 salariés pour faire tourner la boutique : 1 directeur, 1 administratrice, 1 programmateur / chargé d'accompagnement, 1 comptable, 1 chargé de com', 1 chargé d'accueil artistes / responsable bar, 1 chargée d'actions culturelles et 1 cuistot. Ça fait du monde tu me diras, peut-être mais en fait tout le monde n'est pas à temps complet, il y a un contrat aidé, on est sur de l'emploi plutôt fragile, surtout avec le contexte actuel où la culture est pas franchement privilégiée.

 

 

Le métier de programmateur n'est pas forcément bien connu, peux-tu nous en dire un peu plus sur ce rôle ?

 

Tu as raison de parler de rôle car pour moi ce n'est pas un "métier" comme tu as des plombiers ou des médecins. Il n'y a pas d'études pour devenir programmateur. Je suis titulaire d'un Master 2 en Culture, Création Artistique et Développement du Territoire, ma formation était plutôt généraliste et me tournait certes vers les métiers de la culture et le montage de projets culturels mais c'est mon background et ma passion qui m'ont fait atterrir dans une salle de concerts, qui plus est dans ce rôle. On va casser toute de suite l'image d'Epinal, dans l'imaginaire collectif, le programmateur c'est un mec qui passe sa journée à glander, écouter des disques et qu'on déteste parce qu'il se permet de juger qu'un groupe a le droit de passer dans la salle ou pas. Dans les faits, c'est tout de même un peu plus compliqué que cela. Un travail de programmation ne se limite pas à des considérations esthétiques, tu as des problématiques territoriales, budgétaires et administratives. Et au final c'est ça qui te prend le plus de temps. Alors oui bien sûr le rôle du programmateur c'est de déterminer quels groupes vont passer dans la salle dans les semaines / mois à venir mais je ne fais pas que ça. Dans une structure comme les 4Ecluses, c'est encore plus vrai, je n'ai pas de journée type car tous les jours tout le monde met la main à la pâte sur des choses beaucoup plus triviales comme installer des chaises ou faire un décor spécifique pour une date, balayer la salle et j'en passe, au final on reste dans l'artisanat. Par contre, même en dehors du travail t'as toujours l'impression de travailler, même si tu ne le veux pas car tu as toujours quelqu'un qui trouve ça parfaitement normal de vouloir à tout prix te parler du groupe de son pote, de son cousin ou qu'il a simplement vu dans un bar la semaine d'avant et que "ça serait vachement bien que tu le programmes". Sous prétexte que tu fais un métier qui est une passion, les gens trouvent logique que tu sois disponible dans n'importe quelle circonstance mais ça leur viendrait pas à l'idée de demander à leur médecin de les examiner au milieu d'un bar si ils le croisaient en soirée...

 

 

A ton avis, comment mesure t-on la qualité du travail d'un programmateur ? Lorsque sa salle est remplie à chaque soirée ?

 

Si je devais faire court, je dirais qu'un bon programmateur c'est quelqu'un qui sait gérer au mieux toutes les problématiques que j'ai évoquées précédemment: territoriales, budgétaires, administratives et esthétiques. Se limiter au seul critère du remplissage c'est dire qu'il y a des territoires où il ne sert à rien de faire une salle de concerts, ou alors dire qu'il faut se limiter à ce qui peut "marcher".  Remplir avec un groupe de rock indé pointu dans une métropole super dynamique et le même groupe dans une ville de moyenne importance, c'est pas la même. Et là on parle même pas de l'habitus culturel des habitants, du pouvoir d'achat moyen, du taux de chômage etc, etc. Alors bien sûr, si j'avais un taux de remplissage de 10% sur chaque soirée, je me poserais des questions, bien évidemment je me remets en question à chaque date qui ne fonctionne pas et je suis même plutôt du genre à m'autoflageller pour chaque échec mais ce n'est pas le seul critère loin de là. On est là aussi pour initier et essayer de provoquer des rencontres entre des artistes et des gens qui ne sont pas disposés naturellement à entendre ou voir ça. Et des fois forcément ça foire...

 

 

Il y a sans doute des lecteurs intéressés par ce métier ici, alors comment devient-on programmateur ?

 

Comme je te le disais, c'est plus une histoire personnelle et un penchant naturel pour l'organisation qui fait qu'à un moment on m'a confié ce rôle mais il n'y a pas d'études spéciales pour cela. Avant tout il faut être un vrai passionné de musique, être curieux et essayer d'être un peu toujours au courant de ce qui se fait sur le plan local, régional, national et même international. Bien sûr on ne peut pas tout connaître, et c'est encore pire avec la démocratisation du web et des technologies d'enregistrement. N'importe quel groupe est aujourd'hui capable d'enregistrer un morceau, le mettre sur un site ou un réseau social et t'envoyer le lien par mail, du coup les groupes et les projets prolifèrent à vitesse grand V et c'est encore plus dur de faire le tri. Il ne faut pas se contenter de ses connaissances et de ses centres d'intérêt originels. Si je prends mon exemple car c'est celui que je connais le mieux, j'assume mon background musical (punk, ska, hardcore, métal) mais je m'intéresse à bien d'autres choses, j'ai appris avec les années à apprécier d'autres styles musicaux: rap, folk, pop, électro.  Voilà pour le côté esthétique mais au final l'essentiel du taf c'est des choses beaucoup moins sexy : connaître la législation du spectacle (française et étrangère), le droit du travail, savoir gérer un budget, monter des dossiers de subvention (ça c'est plutôt dans mon profil d'accompagnement des pratiques), avoir aussi des compétences techniques, bref tout un arsenal qui sert au quotidien. Et s'il y a une chose à savoir aussi quand tu es programmateur, il faut t'attendre à être un peu détesté, tu feras plus de jaloux que des heureux, chacun ira de son opinion ("y a trop de métal" "y a pas assez de pop" "y a trop de pop") et si tu écoutes tout le monde, tu deviens fou et t'as envie de te barrer sur une île déserte.

 

 

Revenons au métier en lui-même : comment décides-tu de la programmation de la salle ? Quels sont tes impératifs ?

 

J'ai de la chance d'avoir une totale confiance de mon directeur et du conseil d'administration de l'association du coup je suis totalement libre dans mes choix. Mes choix sont guidés par plusieurs choses, mon objectif c'est d'essayer de mettre en place une programmation la plus éclectique possible et la plus cohérente avec le territoire, en essayant de prendre quelques risques. Je travaille essentiellement en relation avec des tourneurs français mais ça m'arrive de négocier avec des agents étrangers ou même parfois les artistes en direct si ils n'ont pas d'agent (par choix ou par défaut). J'ai un budget à l'année et du coup, ça me permet de pouvoir équilibrer d'un trimestre sur l'autre, il y a des périodes "pauvres" et des périodes plus propices que d'autres. Par exemple, ici à Dunkerque, en période de carnaval, tu sais que pendant 3 mois tu vas galérer et qu'il ne faut pas trop charger la mule car les gens claquent tout dans le carnaval et que pour dépenser ne serait-ce que 7 euros pour voir un concert, il n'y a plus grand monde.

 

 

Vous vous considérez comme une « Salle découverte », qu'est ce que ça signifie ?

 

Ça signifie qu'avec une capacité de 300 places et notre budget artistique, on ne pourrait pas se permettre de faire jouer ce qu'on appelle communément des têtes d'affiches, surtout avec la flambée des prix de cession (prix d'achat des spectacles) depuis quelques années. Même certains groupes en "développement" deviennent inabordables pour nous tout ça parce qu'il y a eu un peu de presse et de suivi médias (mais alors que ça remplit pas notre salle pour autant). Ça veut donc dire programmer des groupes qui aujourd'hui ne sont peut-être pas à même de remplir des salles de 800 partout en France mais qui le feront peut-être dans un futur proche. Ça veut dire aussi prendre des risques esthétiques en programmant des groupes qui ne sont pas forcément grand public mais dont le propos artistique est intéressant et qui méritent d'avoir une tribune et de rencontrer un public.

 

 

300 places, c'est un format intermédiaire entre le café concert et la SMAC habituelle, qui est pourtant plutôt rare en France. Comment expliques-tu que ce type de salle ne soit pas plus développé ?

 

C'est vrai que c'est un format un peu "batard" et aujourd'hui on en voit les limites sur un plan économique. Pour faire court et simpliste, pour remplir ma salle de 300 à coup sûr je devrais me payer des groupes capables de remplir du 500/600 mais dont le prix d'achat du spectacle est en corrélation avec ce potentiel et donc trop élevé pour nous. Sur un plan purement humain et sensoriel, c'est une jauge que j'aime bien car il y a un vrai rapport d'intimité entre artistes et public, la relation est directe et ça permet de vrais moment magiques. Notre salle étant une ancienne poudrière, elle a une architecture un peu originale, en plus le bar est dans la salle du coup dès que tu atteins 60/70 personnes y a tout de suite quelque chose qui se crée.

 

 

La ville de Dunkerque n'est pas forcément connue pour son dynamisme culturel, tu penses que c'est plus difficile de travailler dans une salle de concert à Dunkerque qu'ailleurs ?

 

Non c'est vrai que ce n'est pas le premier mot qui vient à la bouche des gens quand tu parles de Dunkerque, ou alors la culture au sens du patrimoine car tout est un peu phagocyté par le Carnaval. Pourtant il y a des structures intéressantes qui font du bon boulot qu'elles soient institutionnelles ou pas. Il y a un certain dynamisme associatif, quelques groupes mais musicalement c'est vrai que c'est parfois un peu rude. Si tu lis la presse musicale et je parle au sens large du terme (webzine, fanzines inclus) et que tu regardes ce qui se fait ou ce qui "marche" ici, il y a toujours un p'tit décalage. Et forcément, des fois tu te dis que dans une ville où y a plein de bars concerts, de salles, de groupes et où les gens ont de vrais habitudes culturelles, le boulot doit être un peu plus facile (mais l'est-il vraiment?). Ici il n'y a pas de grosse radio associative super dynamique type radio Férarok, pas de webzine ou fanzine. Le travail à faire pour la musique ici ne se limite pas à notre seule activité mais il y a un vrai travail de fond à faire. On essaie que les gens viennent + pour l'ambiance que pour les noms mais ce n'est pas facile, si tu rajoutes à ça le contexte de crise actuelle qui frappe autant ou plus qu'ailleurs, ça complique encore la tâche.

 

 

Beaucoup de nos lecteurs jouent dans des groupes en développement, aurais-tu des bons conseils à leur donner pour se faire programmer dans une salle comme les 4 Écluses ? Faut-il obligatoirement avoir un tourneur ?

 

Euh mes conseils vont être un peu rudes : arrêtez de vous casser les dents et de perdre du temps à envoyer des mails à des programmateurs à l'autre bout de la France qui ne vous connaissent ni d’Ève ni d'Adam. Il faut déjà essayer de se faire connaître au niveau local et régional pour pouvoir éventuellement intéresser des personnes qui vont être relais et permettre au groupe de s'exporter ailleurs. Et là encore même au niveau local, il faut se montrer pertinent, savoir prendre du recul par rapport à son projet pour savoir qui peut être intéressé (mon projet est-il suffisamment mature pour m'adresser direct à la SMAC de 600 places ? J'ai un groupe de reggae, est-ce que ça sert à quelque chose de faire un concert dans un bar fréquenté à 95% par des métalleux ? Est-ce vraiment productif de jouer 10 fois dans le même bar en moins de 6 mois?). Au final j'ai surtout envie de dire, avant de vous poser les questions d'une stratégie ou je ne sais quoi, faîtes vous plaisir et oubliez pas ce pourquoi vous faites de la musique ! Il n'y a pas de conseil type ou de parcours type car au final, et c'est ça qui est beau dans la musique, des fois un projet va décoller très vite sans raison, juste parce que "ça le fait".

 

 

Et enfin comme toujours ici, c'est quoi ta dernière claque musicale ?

 

Si j'ai bien un reproche à faire à ma position de programmateur, c'est que je suis devenu un peu un zappeur en terme de musique enregistrée, j'écoute énormément de trucs et c'est de plus en plus rare que je fasse tourner des trucs en boucle. Le seul endroit où ça stagne et squatte un peu c'est ma voiture et là en ce moment c'est le dernier General Lee, le dernier Justin(e) (désolé pour toi), Concrete Knives. Dans ce qui m'a le plus enthousiasmé sur scène récemment: Pegase aux transmusicales de Rennes, Concrete Knives au Eurosonic Festival et pour les 4Ecluses: ForDamage, Flying Horseman, Secret Chiefs 3 et Hyphen Hyphen.

 

Pour en savoir plus sur les 4Ecluses, visitez leur site !

 

 



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10 choses à faire avant de rentrer sur scène 4 raisons de ne pas faire de rappel >

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Sur le blog Confliktarts.com : Interview Thomas – Programmateur des 4Ecluses
Bonjour, J'ai trouvé cet article sur le site de Conflikt arts et je pense qu'il peut t'intéresser : http://www.confliktarts.com/fr/blog/275/interview-thomas-programmateur-des-4ecluses A bientot
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Bonjour,<br /><br />Votre demande de partage a bien été prise en compte.<br />L'article : http://www.confliktarts.com/fr/blog/275/interview-thomas-programmateur-des-4ecluses a été envoyé.
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