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Interview > Benjamin - Trempolino, centre de ressources musiques actuelles


"Il faut amener le public à « désirer », même si il faut le faire intelligemment et ne pas devenir marchands de tapis"

Les gens qui connaissent disent "Trempo". Ceux qui ne connaissent pas s'imaginent un lieu dédié à la gymnastique circassienne. Que vous connaissiez ou non, vous découvrirez un peu mieux grâce à Benjamin, ce qui fait la bonne communication d'un des hautes lieux des musiques actuelles dans l'ouest de la France, centres de ressources encyclopédiques, musicales, mais aussi très humaines. La garant de la com' nous fait aussi part du lien qui lie étroitement design et son, deux de ses plus dévorantes passions. 

 

 

Salut Benjamin,peux-tu te présenter aux lecteurs du blog ?
Je m’appelle Benjamin Reverdy, j’ai 33 ans, et je suis responsable de la communication de Trempolino depuis presque 8 ans. Pour ceux et celles qui ne connaitraient pas encore, c’est une structure ressource autour des musiques actuelles (cours de musiques, studios de répé et d’enregistrement, formations professionnelles, centre de documentation mais aussi un lieu de vie avec des showcases, des conférences…) qui va bientôt fêter ses 25 ans.

 

Peux-tu nous décrire les taches quotidiennes d'un charge de com chez Trempolino?
En fait, on est d’abord et avant tout une équipe : Amandine Rouzeau (assistante communication), Vincent Priou (directeur de la structure et référent communication), moi-même et, par prolongement, Laure Le Fol et Renaud Paumero, nos designers. Même si ils sont des prestataires extérieurs (leur agence s’appelle 2•2), je les considère comme de vrais collègues de travail. J’ai un rôle de coordination "technique" de ce pôle : relation avec les prestataires (designers graphiques, imprimeurs, diffuseurs, vidéastes…), planification, budgétisation et suivi des dépenses (en relation avec l’administration), suivi de production des supports imprimés, gestion et rédaction des outils en ligne (site internet, newsletter, réseaux sociaux). Ce qui nous importe aujourd’hui c’est de faire vivre le lieu et de mettre en avant les personnes qui en font la richesse, avec du vrai contenu éditorial.

 

 

Quels en sont les meilleurs et les pires aspects ?
Plus de bons aspects que de mauvais. C’est un vrai plaisir pour moi de participer à la promotion d’une structure culturelle comme Trempolino. Travailler dans le secteur culturel au sens large c’est un vrai plaisir. Au-delà du fait de pouvoir écouter de la musique toute la journée sans que ça dérange personne, je côtoie aussi des artistes toute la journée, dans un cadre très agréable (un beau bâtiment à deux pas d’un éléphant géant). What else?

 

Penses-tu qu'il faille être musicien pour faire un tel job ?
Absolument pas. Au contraire, c’est bien d’avoir un oeil différent. Je ne suis pas musicien et je pense que je ne le serai jamais (le rythme et moi ça fait 12), mais ça ne m’empêche pas d’être mélomane. Après, au contact de certains de mes collègues (notamment Karim Bennani, notre coordinateur artistique), j’ai beaucoup appris sur la pratique musicale et l’analyse qu’on peut en faire. Pour être chargé de com’, il faut à mon sens être très curieux, en veille permanente, tester les nouveaux outils, c’est avant tout un boulot relationnel. Même si on passe 75% de notre temps derrière un ordi. :-)

 

Tu tiens une chronique design sur le site Tohu Bohu, peux tu nous présenter cette parution et nous parler du lien que tu fais entre design et musique ?
Je suis un passionné de design au sens large. Mais surtout de design graphique. Pour moi l’identité visuelle est un élément très important dans une stratégie de communication. Surtout si elle impose un vrai vocabulaire graphique, une vraie identité. Comme je suis aussi formateur en communication culturelle, je suis beaucoup en veille sur ces questions, et j’avais sous le coude pas mal de bons exemples de festivals ou de scènes. J’ai donc proposé à Cécile Arnoux et Chloé Nataf, les rédactrices en chef de notre média en ligne Tohu Bohu (qui vient tout juste de se refaire une beauté) si une chronique design dans les musiques actuelles (et plus largement dans le spectacle vivant) les intéressait. La réponse fut oui. Chaque mardi, je publie donc un nouveau focus, en donnant la parole aux commanditaires (chargé-es de com’) et aux designers. Ce qui m’intéresse c’est de croiser les regards, et montrer que la communication est un métier, porté par des professionnels. Tout ne se joue pas – contrairement à ce que l’on pense encore trop souvent dans le milieu – au niveau de la programmation d’une SMAC ou d’un festival. Ça serait trop simple. La com’ est un vrai levier en terme de notoriété mais aussi économique (pour ne pas utiliser un mot qui fait bondir certains puristes de la culture : « le marketing » !).

 

LIFE REPORT•2 : 12H CHRONO from Trempolino on Vimeo.

 


Alors quelle serait la différence entre un bon et un mauvais design d'album pour un groupe par exemple ?
La notion de « bon » ou de « mauvais » est extrêmement relative. Ça reste de l’image et chacun en a une perception subjective. Et c’est très bien comme ça. Ce que j’essaye de faire passer comme message c’est la créativité. Un groupe doit être créatif dans son image mais surtout faire en sorte que cette image corresponde à son projet musical. Pour ça, il faut être curieux, regarder ce qui se fait, et se faire son propre univers. L’économie des groupes étant ce qu’elle est (précaire), il faut à mon sens bien réfléchir aux déclinaisons (vinyles, merchandising…), pour que la prise de risque financière soit amortie. Il faut amener le public à « désirer », même si il faut le faire intelligemment et ne pas devenir marchands de tapis.


Comme un groupe, tu dois rendre la com autour de vos projets la plus efficace possible, que conseillerais tu donc aux musiciens pour se rendre le plus visible possible?
Faire simple et créatif justement. Pas besoin de sortir toute la palette Photoshop pour créer une identité graphique forte. Par contre, il faut savoir diffuser cette identité sur tous ses supports de com’ : site web, réseaux sociaux, clips. La com’ se réfléchit à 360°.

 

Nantes est une ville qui a la réputation d'être plutôt active musicalement, a quoi penses-tu que cela soit du et dirais-tu que cette réputation soit justifiée ?
C’est plus que justifié au regard du public de musiciens que l’on accueille à Trempolino (pas loin de 100 groupes et 600 musiciens par an). C’est une ville très active culturellement qui en a fait une vraie marque de fabrique, et qui n’hésite pas à mettre les moyens. Je ne vais pas refaire l’histoire de la politique culturelle de la ville, mais il suffit de voir les équipements tels que La Fabrique, les Machines de l’Ile… pour comprendre qu’il se passe quelque chose de fort. On a une chance énorme par rapport à d’autres villes, où le fait d’avoir juste une SMAC pose des problèmes politiques. Mais on a aussi une scène plus underground, avec d’autres lieux plus « free » (Blockhaus DY10, Bitche…), des bars...

 

 

Aurais-tu une anecdote particulière liée à ton métier à nous faire partager ?
Pour moi l’inauguration de La Fabrique et du nouveau bâtiment Trempolino le 30 septembre 2011 restera un moment très fort. Dans la même journée j’y ai vu l’aboutissement de plusieurs années de travail de communication, et aussi la naissance de ma fille. Je n’ai pas dormi pendant 48 heures, ça restera ancré dans ma mémoire comme un moment très intense (y compris niveau champagne !).

Ah j'allais oublier une autre anecdote : en 2010 lorsqu’on a fait venir Altan Urag, un groupe de rock mongol. Ils avaient une sorte de chaman qui, juste avant le concert (en extérieur par un temps menaçant), a lancé des osselets au sol pour prédire qu’il ne pleuvrait pas. Et il a vu juste.

 

Et on finit comme toujours en te demandant de nous faire partager tes dernières claques musicales, album et live ?
Comme je le disais plut haut, j’écoute énormément de choses. Surtout je mets un point d’honneur à écouter les artistes que l’on peut accompagner sur nos différents dispositifs (Printemps de Bourges, Trans Musicales de Rennes). On ne peut pas imaginer qu’un boulanger ne goûte pas son pain non ? En ce moment, j’ai un petit penchant pour l’électro de Thylacine (angevin que l’on a accompagné sur les Inouïs du Printemps de Bourges cette année), le dernier Marc DeMarco, King Krule, Miossec. En live, je suis toujours bluffé par Disco Anti Napoleon (qu’on a suivi aux dernières Trans Musicales de Rennes). Ils sont très jeunes, mais ils ont des vrais « tronches », et un son très planant, proche de la « cavalcade ». Ça me file la chair de poule à chaque fois. Pour ce qui est de l’identité graphique des groupes, je trouve que Pegase (un autre artiste nantais) a réussi à faire quelque chose de cohérent. Entre ses photos de presse, les covers de ses disques et ses clips, on sent que tout est bien pensé et maitrisé. Coeur avec les doigts.

 

 

LA SUITE SUR LE WEB :


Le site de Trempolino : http://www.trempo.com/
Une vidéo de présentation de nos activités : https://vimeo.com/49009095
Le site Tohu Bohu : http://www.tohubohu-media.com/

Mon compte Pinterest (avec une grosse veille sur les visuels des salles, festivals, groupes…) : http://www.pinterest.com/benreverdy/
Linkedin : https://www.linkedin.com/in/benreverdy



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8 trucs pour devenir un musicien connu Les 10 phrases qui prouvent que vous devez quitter votre groupe >

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Bonjour, J'ai trouvé cet article sur le site de Conflikt arts et je pense qu'il peut t'intéresser : http://www.confliktarts.com/fr/blog/441/interview-benjamin-trempolino-centre-de-ressources-musiques-actuelles A bientot
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