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Interview > Cedric Gaudard - Traxair


"Notre ambition est d'aider les artistes à percevoir plus rapidement et précisément les sommes qui leurs sont dues"

Si vous n'avez jamais rien compris à la gestion des droits d'auteur et à la protection de vos œuvres, cette interview vous servira sans doute  à éclairer vos lanternes en la matière. Cédric a créé avec ses partenaires Traxair, une société chargée de la gestion des contenus audio. Un vaste et nébuleux programme qu'il nous explique avec le don de rendre simples les choses qui peuvent paraitre compliquées.  

 

 

Salut Cédric, peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs ?

Bonjour à tous, j'ai un background business avec un Master en Entreprenariat de l'EDHEC et une première expérience professionnelle en business développement dans le secteur du retail. Je suis également un grand fan de musique électronique (DJ, compositeur et co-fondateur d'un label qui verra le jour courant 2015). C'est en voulant allier mes 2 passions (l'univers des start-ups et le secteur de la musique) que j'ai fondé TraxAir avec mes 3 associés.

 

Peux-tu nous parler de ce que propose Trax-Air ?

TraxAir est une start-up parisienne spécialisée dans le monitoring et la gestion des contenus audio sur tous les supports de diffusions (TV, radio, internet et lieux publics). Avec TraxAir, nous développons des solutions techniques afin de répondre aux problématiques de protection et de redistribution des droits d'auteurs liées à l'utilisation d'oeuvres musicales. Notre ambition est d'aider les artistes à percevoir plus rapidement et précisément les sommes qui leurs sont dues. Comment ? En fournissant aux sociétés de gestion (Sacem), aux plateformes d'hébergement (YouTube) ou autres diffuseurs des technologies de reconnaissance musicale afin qu'il y ait un suivi précis, une plus grande protection et une meilleure monétisation des oeuvres musicales diffusées.

 

Pour la plupart des musiciens indépendants, la gestion des droits d'auteur est une association de mots qui fait un peu peur, pourrais-tu donner quelques bons réflexes à adopter pour protéger sa musique ?

Il est vrai que les sociétés de gestion tel que la SACEM n'ont pas toujours la cote auprès des artistes indépendants. Toutefois, il est important pour tous les artistes, indépendants ou non, de s'inscrire à une société de gestion dès qu'ils atteignent les 5 oeuvres audio écrites ou composées. En effet, les sociétés de gestion ont 2 missions: protéger les oeuvres déposées et rémunérer les ayants-droits en fonction de l'utilisation de leurs oeuvres. Rien que pour le volet protection, il est intéressant de s'inscrire. Ensuite, en ce qui concerne la rémunération des diffusions, il est vrai qu'actuellement les artistes indépendants ne perçoivent pas grand chose s'ils ne sont pas diffusés sur les grandes chaines de radio ou TV nationales. Toutefois, les choses bougent dans ce domaine et des solutions comme la nôtre sont en train d'être développées pour régler ce problème. Mais pour que les choses changent, il faut que tous les artistes indépendants s'inscrivent et se mobilisent dans ce sens. Une oeuvre qui n'est pas déposée ne peut être ni rémunérée en cas de diffusion, ni protégée du plagiat.

 

On a tendance à imaginer que la gestion des droits musicaux est d'une complexité sans nom, peux-tu nous expliquer le principe de la collecte des droits en quelques mots simples ?

Le rôle d'une société de gestion est en réalité assez simple. Un auteur, compositeur ou parolier crée une oeuvre musicale. Conformément au code la propriété intellectuelle, pour qu'une personne diffuse cette oeuvre musicale à un public elle doit au préalable avoir obtenu l'accord de l'artiste et négocier le "prix" de diffusion (royalties). Vous imaginez bien qu'à l'heure de la dématérialisation de la musique, négocier des accords avec l'ensemble des diffuseurs à travers le monde serait un vrai calvaire pour les musiciens. C'est pour cette raison que les sociétés de gestion collective se sont créées. Ce sont des sociétés civiles auxquelles les musiciens cèdent la gestion de leurs oeuvres. Elles accordent aux diffuseurs des licences d'exploitation des oeuvres, récoltent les sommes liées et les redistribuent aux musiciens en fonction des diffusions constatées de leurs oeuvres.

 

La difficulté ne vient-elle pas pour vous principalement du fait que les législations diffèrent dans tous les pays et que ce marché est plus que jamais mondial ?

Il est vrai que les législations nationales ne facilitent pas l'émergence d'un consensus et d'une solution mondiale. On a pu le voir avec l'échec du projet Global Repertoire Database qui consistait à créer une base de métadonnées musicales harmonisée au niveau mondial. Néanmoins, l'Union Européenne a voté une directive européenne afin de pousser les sociétés de gestion nationales à améliorer leurs process.

 

 

La société est basée en France et votre site est uniquement en anglais, vos clients résident-ils exclusivement a l’étranger ? 

Nous travaillons justement au développement d'une solution mondiale et dans ce sens nous avons opté pour la langue de Shakespeare pour présenter notre solution.

 

Qui sont d'ailleurs vos principaux clients ?

Nous fournissons des solutions de monitoring à tous les professionnels qui pourraient en avoir besoin à des fins B2B mais également B2C. Toutefois, nous ciblons principalement les diffuseurs, les éditeurs, les sociétés de gestion ou encore les tiers de confiances qui travaillent pour le compte de sociétés de gestion.

 

A partir de quel moment un groupe, ou sans doute plutôt son label, aurait intérêt de faire appel à vos services ?

En réalité ce sont plutôt les éditeurs qui auraient le plus besoin de nos services. Ils pourrait utiliser nos technologies pour réaliser un audit des royalties qui leurs sont versées. Par exemple, si un éditeur savait qu'il était très régulièrement diffusé sur certaines chaines de radio ou de télé et qu'il ne recevait rien de la part des société de gestion, nous pourrions lui fournir des relevés et enregistrements précis listant ses passages pour qu'il puisse récupérer ses droits.

 

Comment vois-tu évoluer ce métier dans les années à venir ?

Je pense que la clé de ce métier est la big data: savoir traiter et agréger l'ensemble des données de diffusions, les analyser et en tirer des enseignements pertinents pour les différents acteurs du monde de la musique.

 

Aurais-tu une anecdote particulière liée à ton métier à nous faire partager ?

Il est vrai que le secteur de la gestion des droits d’auteur est assez méconnu du grand public et peut paraître compliqué pour certains. A tel point que cela fait plus de 2 ans que nous avons monté TraxAir et pourtant la plupart de mes amis n’ont toujours pas bien compris ce que l’on faisait.

 

Quels évènements professionnels vont marquer tes prochaines semaines et mois ?

Le Midem en juin prochain est pour nous un rendez-vous incontournable. Tous les acteurs de l'industrie sont présents et c'est pour l'occasion de présenter plus en détail notre offre et signer des contrats.

 

Si tu devais t'exiler sur une planète qui ne connait pas la musique avec un album, ce serait lequel?

Pink Floyd : Dark side of the moon
 

On finit traditionnellement avec les deux dernières tartes musicales que tu as découvertes, sur album et en live ?
Album: Stein Urheim & Mari Kvien Brunvoll ‎– Daydream Twin
Live: Shlømo à la machine du Moulin rouge

 

 

 

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A quel âge meurent les musiciens ? Fantasme et études scientifiques autour du "club des 27" Les 50 instruments les plus fous à faire soi-même  >

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Bonjour, J'ai trouvé cet article sur le site de Conflikt arts et je pense qu'il peut t'intéresser : http://www.confliktarts.com/fr/blog/506/interview-cedric-gaudard-traxair A bientot
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Bonjour,<br /><br />Votre demande de partage a bien été prise en compte.<br />L'article : http://www.confliktarts.com/fr/blog/506/interview-cedric-gaudard-traxair a été envoyé.
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