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Interview > ITW Alek – Documentaire Do It Together (DIT)


"Ca a finalement pris la tournure d’une collaboration mondiale de plusieurs réals, artistes, salles, collectifs, réunis pour produire sans compromis et avec la plus grande sincérité possible ce film."

Do It Yourself pourquoi pas, Do It Together c'est encore mieux. C'est en tout cas le nom d'un documentaire récemment sorti sur les écrans qui le veulent bien. Alek, son réalisateur multi-tache nous raconte cette géniale épopée qui aura rassemblé pendant des mois quelques fins activistes des musiques indés de tous horizons.

 

 

Salut Alek, peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs ?

Salut François ! Je suis le réalisateur principal, l’éditeur video, le producteur et ingé son du projet “Do It Together”. Je vis à Amsterdam aux Pays-Bas.

 

 

 

Peux-tu nous parler de DIT et du processus de travail que vous avez mis en place pour le tournage ?
Ca a commencé à travers un petit groupe de réalisateurs qui voulaient filmer la musique depuis son versant "indé". Ca s’est poursuivi par l’idée d’un docu censé montrer comment se développe ce secteur et quelle direction il prend. Ca a finalement pris la tournure d’une collaboration mondiale de plusieurs réals, artistes, salles, collectifs, réunis pour produire sans compromis et avec la plus grande sincérité possible ce film.

 

 

 

Vous avez tourné dans pas mal d'endroits du monde, comment avez-vous pu financer une telle production?
On a eu la chance de bénéficier du soutien de petites associations artistiques et de collectifs comme Open Series, Bassculture, Mystic Stylez, de lieux comme Vrankrijk, OCCII, Vondelbunker, et de groupes comme The Ex, Katadreuffe, Nancy Acid, Frankenberries, Repetitor, Threesome et un paquet d’autres qui jouent régulièrement à nos concerts de levées de fonds et nous soutiennent en toutes circonstances. Tout cela combiné avec de l’argent qui sort de nos propres poches, pas mal de patience, de coups de téléphones et d’emails, ça peut vous amener vachement loin.

 

 


Es-tu musicien toi-même ? Comment es-tu parvenu à entrer en contact avec tous ces artistes ?
Oui je suis musicien, mais je suis plutôt rentré en contact avec tous ces artistes en étant impliqué sur la scène indé comme organisateur de concerts, ingé son, ou juste en donnant des coups de mains à des assos. Il se trouve qu’en naviguant dans ces sphères, on se rend compte que les gens même les plus importants vous répondent au téléphone ou par mail.

 

 


Qu'avais-tu envie de montrer en réalisant ce docu?
Mon principal objectif avec ce film était de finaliser un moyen de partager des anecdotes marrantes, quelques petits trucs à savoir pour les plus jeunes groupes, mais également l’idée qu’en tant que spectateur tu puisses y trouver ce que tu as envie d’y trouver et laisser ce qui t’intéresse moins. Je ne voulais pas en faire un objet de propagande ou m’attacher à dire aux gens ce qu’ils doivent faire ou pas, parce que la musique indé est faite d’une foule de gens qui bossent de façon totalement différente, en fonction de leurs besoins et objectifs.  Et je voulais que cette diversité transparaisse. Car c’aurait sûrement été plus facile de choisir un angle et de s’y tenir pour faciliter la narration, mais j’ai préféré essayer d’être le plus honnête possible avec le propos de chacun. On voulait également en faire quelque chose d’agréable à regarder, sans se raccrocher aux formules classiques de réalisations documentaires qu’on a tant vues par le passé.
C’est donc plus un essai filmique, avec quelques vannes et des histoires intéressantes, qui donnent j’espère l’envie de se bouger et d’organiser des concerts.

 

 


Que cherchais-tu à montrer en faisant ce film, et qu'as tu appris à travers ce tournage ?
Tellement de choses. Et ce malgré le fait que j’ai grandi en écoutant de la musique indé. Chaque interview m’ouvrait les yeux sur une réalité diverse, me faisant dire que je me plantais, qu’il y avait des trucs que j’ai pu mal comprendre à propos de ces artistes, de leurs vies et de leurs angoisses. Mais j’ai aussi été très impressionné par la capacité de ces gens à s’adapter aux nouveautés et l’impact positif que ça transmet. Quand j’étais à la fac à étudier la production sonore, ça semblait assez fou pour certains d’imaginer vivre de son art. Or ce qu’on a découvert à travers le docu était super encourageant et m’a aussi apaisé par rapport à l’idée que de parvenir à réaliser des projets prend beaucoup de temps, que ça n’était pas dramatique d’être à la dèche de temps en temps, qu’il suffit juste de bosser à fond en faisant de son mieux.

 

 


Quels sont tes principaux regrets et satisfactions par rapport au film final?

C’était toujours terrible quand on organise une interview, comme avec David Yow par exemple, qu’on est d’accord sur le principe, qu’on a un réal prêt à aller chez lui et que ça tombe finalement à l’eau pour des raisons complètement annexes.
Je suis évidemment désolé pour tous ces plans qu’on a du abandonner au montage final. J’ai travaillé étroitement avec un monteur et il était honnête et strict sur ce qui devait être coupé ou conservé, et ça a finalement été très bénéfique d’arriver à un film d’une heure, car à la base il en faisait trois ! Ca n’empêche que toutes prises qui ne figurent pas au montage sont précieuses pour moi et j’ai dans l’idée de les monter et de les mettre en ligne histoire qu’elles trouvent elles aussi leur public.

Tout le reste n’a été que satisfaction. Je suis super content du résultat. On a réussi le projet monumental de concevoir un film sans aucun gros producteur, sans juste résoudre les problèmes par du cash mais plutôt en bossant vraiment dur.

Ce qui n’est peut-être pas si évident à constater pour le public c’est que cela représente des tonnes d’images des quatre coins du monde, qui ont été tournées avec des conditions, des caméras, des lumières totalement différentes, avec des prises de son qui allaient de la perfection à l’horrible.
Et quand on le regarde aujourd’hui on est contents du résultat. Et par chance les retours sont très positifs aussi de la part des artistes qui apparaissent à l’écran, qui m’ont envoyé des emails très enthousiastes. Donc globalement ça restera comme un super moment pour nous, parce qu’on s’est plongés dans un projet risqué, impliquant des grosses machines et des noms connus, de par leur carrière ou juste à travers ce qu’ils représentent pour nous. Et de tout ça on devait faire quelque chose de beau. On s’est donc dit qu’on ne devait pas renier nos propres envies et notre propre style, qui penche plus vers le ciné underground et expérimental, et tâcher d’être aussi honnête avec le projet que les musiciens par rapport à leur musique, ce qui en soit représentait un gros risque dans le sens où certains musiciens s’attendaient peut-être à une réalisation plus grandiose, ou un film truffé de formules maintes fois éprouvées.

 

 

 

Ou / quand / comment peut- on voir le docu ?
On travaille quotidiennement à monter des dates pour que le film soit diffusé dans des salles de concerts, de ciné, des festivals, donc des nouvelles dates arrivent tous les jours sur notre page Facebook.

 

 



Travailles-tu donc à un autre projet de documentaire lié à la musique ?
J’essaie de finir quelques clips qui sont des sortes de courts métrages, mais aussi un résultat autre du docu. Car il m’a donné l’envie plus ou moins claire de faire quelques court métrages un peu fous, et le clip reste le meilleur moyen pour ça. En parallèle on prépare le terrain pour ce qui serait de prochains épisodes en ligne, mais on n’en est vraiment qu’à la préparation.

 

 


Aurais-tu une anecdote particulière liée au tournage à nous faire partager ?
Des tonnes. Comme quand par exemple une personne a fait toute une interview en oubliant d’appuyer sur le bouton « on » de l’enregistreur. Ou cette interview totalement improvisée de Dan Deacon dans sa chambre d’hôtel, dans une chaleur caniculaire à cause d’un radiateur qu’on n’arrivait pas à éteindre, et sans non plus pouvoir ouvrir la fenêtre tellement il y avait de bruit à l’extérieur. On a donc fait un tournage plutôt cool, tout en suant comme des fous, alors si un jour vous voyez la partie animée du docu, souvenez-vous de nous dans ce sauna au moment où ça arrive.

 

 

 

Si tu avais pu interroger et filmer n'importe quel groupe vivant ou mort, lequel ce serait ?
David Yow - Buzz Osborne – Battles - Richard David James

 

 


Si tu devais t'exiler sur une planète qui ne connait pas la musique avec un album, ce serait lequel?
Un livre audio expliquant comment construire une fusée pour repartir direct.
Et si pas possible : Slint – Spiderland.

 

 


Les deux dernières tartes musicales que tu as découvertes, sur album et en live ?

Albums:
The Kurws [Poland]: hhttp://kurws.bandcamp.com/track/tanz-mit-kommune-1
Jealousy Mountain [Germany]: http://jealousymountainduo.bandcamp.com/
 
Live Shows:
Threesome [Serbia]: https://youtu.be/qSdN8WGyjYM
The Kurws [Poland]: https://vimeo.com/123543398
 
 
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