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Interview > Élodie - Laboculture


"Autant un groupe doit pour se développer comprendre tout l’écosystème qui l’entoure, autant tout gérer est très nuisible à la création"

LaboCulture est un concentré de quatres talents destiné à en promouvoir un paquet d'autres. Cette équipe exclusivement féminine se démène pour hisser les projets en développement un peu plus hauts, via leurs missions de programmation, d'accompagnement, de communication digitale, etc. Élodie nous en dit un peu plus sur la manière dont cette structure parvient à sa manière à faire avancer les musiques actuelles. 

 

Julien Vachon ©

 


Salut Élodie, peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs ?

Je suis programmatrice, pour différents lieux & Festivals, comme le Pan Piper (Paris), salle pour laquelle nous gérons, via Laboculture la production d’événements. Je programme également pour le Festival Kiosquorama (Festival dans les kiosques des parcs et jardins de 6 métropoles européennes), le Printemps de Bourges et le Festival Aurores Montréal. Voilà pour la définition de mes fonctions! mais au sein de ces différentes activités j’ai une sensibilité particulière pour la chanson, les créations ou les projets en développement.

 


Qu'est ce donc que  Laboculture ?

Laboculture est une agence, que nous avons l’habitude de définir comme un « collectif de savoir faire ». Le Labo réunit & fedère une équipe aux profils très différents en terme de compétence, mais avec un dénominateur commun qui est la passion de la musique, du live, et de l’accompagnement. L'agence a pour vocation la production et la programmation d’événements mais aussi l’accompagnement de projets culturels en terme de stratégie & communication digitale. Ce qui est passionnant pour nous c’est qu’aujourd’hui en conseillant les groupes/projets culturels sur leur identité digitale nous nous retrouvons à faire un véritable travail d’accompagnement de carrière.

 


Vous êtes toutes les quatre multi-tâches, est-ce par goût de la diversité ou parce qu'il est difficile de se contenter d'un seul "métier" de nos jours ?

Un peu des deux..Il est aujourd’hui difficile, dans un contexte économique qui nécessite une grande autonomie, de ne pas développer de nombreux savoir-faire pour survivre. Il faut développer une philosophie très « couteau suisse », C’est une des clés. Ensuite nous avons toutes en commun une grande curiosité pour ce secteur, son fonctionnement, ses métiers, et nous avons toutes dans nos parcours été très « touche à tout », c’est vraiment un point commun fort entre nous. Et c’est ce qui aujourd’hui donne une couleur particulière à notre fonctionnement, notre philosophie, et l’étendue de l’accompagnement que nous pouvons proposer.

 

Comment se répartit le boulot de l'équipe entre la programmation, la com digitale et le développement de projet ?

C’est assez fluide et finalement assez peu cloisonné en ce sens où nous échangeons beaucoup, tout le temps. Donc nous nous nourrissons de nos idées respectives, de nos coups de coeur, de nos sensibilités aussi qui diffèrent parfois et se complètent. Ensuite de manière plus pragmatique Juliette est la plus spécialisée en production de nous 4, et nous assurons toutes les 2 la direction artistique des soirées Labo au Pan Piper, Audrey est la plus aguerrie en terme de promo, c’est elle qui noue les relations privilégiées que nous avons avec nos blogs partenaires, et je reste quand même très spécifiquement attachée à la direction artistique & la stratégie. Valentine est la plus technicienne d’entre nous 4, indiscutablement!

 

 

 


La structure est essentiellement parisienne, l'idée est-elle de pousser au rayonnement national, voire international, et ainsi œuvrer au décloisonnement parisien du secteur ?

Bien sûr! le Festival Kiosquorama sur lequel je programme, et dont nous gérons aussi la communication digitale, oeuvre en ce sens. C’est un véritable événement européen. De même, dans le cadre du Printemps de Bourges, je mène des actions culturelles en région centre. Nous sommes adhérentes du Réseau MAP (réseau des musiques actuelles de Paris), nous avons un ancrage parisien indiscutable, mais ça n’est pas une ligne de conduite. Paris est un lieu d’ancrage, un territoire que nous aimons et connaissons, mais cette fameuse curiosité qui est la notre ne nous résume pas à Paris et nous pousse dans l’envie de nous ouvrir sur d’autres territoires, sans restriction! Nous collaborons d’ailleurs beaucoup avec le Megaphone Tour, qui fait partie de cette « famille » laboculture, et donc le champ d’action est justement le développement artistique en région.

 


À partir de quel niveau ou statut un groupe peut-il décemment songer à faire appel à vous, qu'il s'agisse de com digitale ou de développement ?

Il n’y a pas tellement de niveau ou statut, les frontières étant aujourd’hui devenues trop floues..Les EP ne sont plus réservés aux groupes émergents, les albums ne sont plus réservés aux groupes confirmés, les frontières sont abolies. Il faut juste qu’il ait une structuration minimale, un projet, un début de vision. Ensuite nous essayons d’intervenir au mieux pour structurer, développer et faire connaitre le projet! mais à partir du moment où le groupe a l’envie et des titres pré-maquettés il peut sans hésiter nous contacter!

 


Vous avez tissé un réseau de partenaires assez larges qui va d'un lieu de diffusion (Pan Piper) aux médias (Longueurs d'Ondes) ou à une boite de production (Paradoxx), comment s'est monté ce réseau et quelle est la nature de ces partenariats ?

Tout simplement au fil des rencontres! l’humain est essentiel dans notre fonctionnement. Nous connaissons nos partenaires depuis longtemps, via d’autres aventures, d’autres contextes même parfois. C’est vraiment l’envie de travailler ensemble qui nous unit. Le fonctionnement est aléatoire, tout dépend des besoins. Par moment nous pourrons fonctionner sans faire appel au réseau, par moment pour d’autres projets nous aurons besoin des compétences complémentaires d’autres membres la « famille ». Nous fonctionnons comme un petit réseau au sein du réseau.

 

 

Anniversaire sobre

 

 

Penses-tu que les groupes indés négligent particulièrement le web et crois-tu qu'il soit aujourd'hui possible de développer une carrière sans celui-ci ?

Je crois que les groupes ont bien compris l’importance du web mais pas son fonctionnement. Mais ça n’est pas leur métier! c’est ce qui est très dur aujourd’hui pour les groupes, ils doivent tout gérer et donc tout maitriser, ce qui est impossible, chacun son domaine de compétence! et autant un groupe doit pour se développer comprendre tout l’écosystème qui l’entoure, autant tout gérer est très nuisible à la création. Il faut donc faire appel à des soutiens, des visions et des compétences extérieures, ne serait ce que pour ne pas perdre le recul nécessaire. Se passer du web me parait aujourd’hui très compliqué, vraiment. Mais je crois aussi aux coups de chance ou aux exceptions qui confirment la règle, c’est la magie de la culture, laisser une place à l’aléatoire et aux exceptions!

 


Quels conseils donnerais-tu aux groupes qui souhaitent aujourd'hui développer leur identité numérique ?

Je leur conseillerai d’observer, beaucoup, de faire de la veille, et surtout la règle numéro 1: ne jamais parler que de soi! aller chercher d’autres communautés, inter-agir..On reproche au web d’être un facteur d’isolement et d’individualisme dans nos sociétés, mais il ne faut pas oublier que c’est aussi un moyen de communication et d’échange assez incroyable aussi, pas de frontière, une instantanéité qui peut être ultra profitable si on n’en devient pas esclave, et une source de connaissance sans limite, c’est assez magique!

 


L'un des principaux problème des groupes indés est de jouer, et donc de trouver des lieux pour cela, comment sens-tu l'avenir à ce niveau, alors qu'il tend a priori à la raréfaction des endroits où se produire ?

Je crois que c’est à nous, programmateurs, directeurs artistiques, responsables culturels, d’être créatifs. A nous de trouver comment faire avec moins de moyens, c’est notre créativité aussi qui entre en jeu. Kiosquorama est allé chercher un environnement existant, les kiosques à musique, pour pouvoir programmer et accompagner. Le printemps de Bourges a organisé des concerts hors les murs, dans des lieux classés du département. L’enjeu est aujourd’hui d’unir la politique culturelle et la politique territoriale. Ne pas oublier que la culture s’inscrit sur un territoire, quel qu’il soit, et que c’est un vecteur fort de lien social.

 


Si tu pouvais collaborer avec n'importe quel groupe vivant ou mort dans Laboculture, lequel ce serait ?

Question complexe,il y en a tellement! j’avais un rêve, programmer Juliette Greco, j’ai eu l’honneur/le Plaisir/la joie de la faire cette année à Bourges. Je ne vais pas te mentir, ça m’a bouleversée! Au Labo nous écoutons aussi Babx a peu près en boucle et il fait partie des artistes avec lesquels nous rêvons de travailler, d’une manière ou d’une autre.

 

Si tu devais t'exiler sur une planète qui ne connait pas la musique avec un album, ce serait lequel?

Un best of de Bowie, il a tout inventé. On pourrait tout re-expliquer, re-definir et re-tracer de la création et de la production musicale avec ses titres.

 


Les deux dernières tartes musicales que tu as découvertes, sur album et en live ?

Ben Mazué, un des plus beaux albums chanson de l’année et un des live les plus forts aussi, il réinvente une forme de narration qui manquait à la chanson tout en s’inscrivant dans une tradition forte, et Mashrou’leila un groupe libanais dont l’album est fabuleux, et les concerts assez fous. Ils incarnent assez magnifiquement la flamboyance de cette nouvelle scène Moyen-orient

 

 

 

LA SUITE SUR LE WEB :

Site web / Facebook

 



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