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Interview > Ronan - Sourdoreille


"Dépasser la simple captation de concert pour essayer de raconter la musique autrement"

Sourdoreille est un média musical basé en Seine Saint Denis, qui cache une société de production aux talents multiples. Ces nombreuses compétences permettent aux acteurs de ce collectif principalement portés sur la vidéo, de donner libre cours à une couverture de l'actualité musicale pointue, dense et parfaitement partiale. Ronan nous en parle un peu plus ci-dessous.
 
 
 

 

Salut Ronan, peux-tu nous décrire précisément tes fonctions au sein de Sourdoreille ?
 
Je suis l'un des co-fondateurs du projet. Je suis une sorte de couteau-suisse : production, communication, rédaction, etc. 
 
 
Vous êtes une vingtaine de journalistes et vidéastes au sein de la structure, comment vous organisez-vous et surtout, c'est qui le chef ?  
 
Notre collectif réunit aujourd'hui 22 associés au sein du projet, devenu une coopérative en 2011 après quelques années sous statut associatif. On s'appuie sur la complémentarité des profils pour animer Sourdoreille au quotidien : journalistes, réalisateurs, cadreurs, monteurs, ingénieurs son, webmasters, community managers, etc. En fonction des envies, les uns se mettent au service des autres pour faire d'une idée un projet qui tient la route. Et pour répondre à ta question : pas de chef, surtout pas. C'est même le principe d'une SCOP. 
 
 
Quels sont les meilleurs et les pires aspects de ce job ? 
 
Les meilleurs : construire un projet avec plusieurs profils différents, en toute indépendance. Et tenter de le rendre à la fois excitant et viable. 
Les pires : Tout est éphémère. Il faut résister à cette urgence du web et les tentations qu'elle provoque. C'est loin d'être évident et assez épuisant. 
 
 
 
 
Parmi la foule de web mags relayant l'actu des musiques actuelles et indes, qu'est ce qui fait la particularité de Sourdoreille ? 
 
Peut-être l'étendue de notre couverture : portraits, interviews, études, quizz, brèves. Et bien sûr, notre présence vidéo en festival. Près de 1000 vidéos en 6 ans en France et à l'Etranger. Et puis, tout média te dira qu'il aimerait être reconnu pour son ton. On s'efforce d'ajouter une patte personnelle. C'est pour ça qu'on parle d'"humeurs musicales", l'expression nous correspond bien. On n'a pas la science infuse. Ce n'est jamais que de la musique. 
 
 
Si je suis musicien, quel est le meilleur moyen pour exciter vos oreilles, justement ? 
 
Clairement, ça fonctionne au petit bonheur la chance. On aimerait être 28 pour écouter consciencieusement toutes les propositions qu'on reçoit. Une astuce : tu parles de The National, Rone, Interpol ou Manu le Malin, on aura plus de chances de tendre une oreille. 
 
 
D'ailleurs, combien d'albums ou de sollicitations par mail reçois-tu en moyenne ? 
 
C'est impossible à évaluer, sincèrement. 
 
 
Entre ceux qui critiquent (voire démontent) des albums ou groupes, et d'autres qui se défendent essentiellement des choses qu'ils aiment, comment placez vous le curseur éditorial ? 
 
Quasi-exclusivement sur la défense des artistes qu'on aime. A 95%. C'est de cette envie-là qu'est née Sourdoreille, avec un fort accent porté sur les artistes émergents, qui n'ont pas encore sorti d'album ni démarré une véritable tournée. L'idée qu'un média grandisse avec un artiste est plutôt emballante. Après, à titre exceptionnel, il peut nous arriver de pousser un coup de gueule, notamment sur une hype sur-cotée. 
 
 
Vous êtes aussi une boite de prod (captation vidéos mais pas que) active, n'est ce pas sujet à de petits conflits d’intérêt lorsqu'il faut trouver le ton juste dans un festival ou sur un live décevant ? 
 
C'est une bonne question, souvent au centre de nos problématiques dans notre travail au quotidien. Pour résoudre ces conflits d’intérêts, le plus simple est de ne travailler que sur des projets artistiques qui nous plaisent. Le champ est tellement vaste qu'on a plutôt le souci inverse : ne pas convaincre un diffuseur de nous suivre sur telle ou telle captation, tel ou tel documentaire sur un artiste qu'on adore. Par ailleurs, toutes nos web-TV de festivals sont désormais portées par le média dans une logique de partenariat avec les événements, sans économie liée à la boite de prod. Dernière chose : il n'y aucune bannière pub sur notre site, ce qui nous évite de mettre en avant un artiste ou un événement simplement parce qu'ils ont de l'oseille. 
 
 
On imagine le caractère fragile d'une telle structure, donc comment vous financez-vous ? 
 
Pour schématiser, on s'appuie sur trois axes de financement. Le premier est le CNC, qui finance nos captations pour Culturebox ou Arte Concert par exemple. Le second concerne les collectivités territoriales car en tant que SCOP, nous menons des projets d'économie sociale et solidaires, notamment dans notre département (93). Et enfin, on réalise des prestations pour des marques ou des labels. 
 
 
 
Comment vois-tu évoluer Sourdoreille dans les années à venir ? 
 
On cherche toujours de nouvelles façons de raconter la musique autrement. Concrètement, nous souhaitons aller plus loin sur le volet transmédia, pour construire des projets plus participatifs et novateurs. La multiplication des écrans et des pratiques offrent de nouvelles possibilités en terme d'écriture audiovisuelle. On a plusieurs idées dans nos petits têtes. Mais l'idée directrice est de dépasser la simple captation de concert pour essayer de raconter la musique autrement. C'est un long processus mais l'envie est là. 
 
 
Que événements professionnels vont marquer tes prochaines semaines et mois ?
 
Parmi les festivals : Rock Dans Tous Ses Etats à Evreux, Astropolis à Brest et le Dour Festival. Trois événements auxquels nous sommes énormément attachés. On arrêtera d'aller là-bas quand ils auront marre de nous. Nous, on sait déjà qu'on en aura jamais marre, car ce sont des festivals à forte identité, menés par des gens avec des idées et qui font ce métier pour de bonnes raisons. 
 
 
C'est quoi la différence entre un bon et un mauvais intervieweur ?
 
Le bon intervieweur pose prioritairement une question dont il n'a aucune idée de la réponse. C'est aussi con que ça.  
 
 
 
Si tu pouvais interviewer n'importe quel groupe vivant ou mort, lequel ce serait ?
 
A titre perso, Elliott Smith. Mais d'autres dans le collectif te répondraient Thom Yorke ou Régine Chassagne (Arcade Fire)
 
 
Si tu devais t'exiler sur une planète qui ne connait pas la musique avec un album, ce serait lequel ?
 
Le 1er Led Zepelin. 
 
 
On conclu comme d'hab avec les deux dernières tartes musicales que tu as découvertes, sur album et en live ?
 
Puts Marie, extraordinaire groupe suisse. 
Et le dernier Superpoze.

 

 

 

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10 trucs pour écrire une bonne biographie pour votre groupe de musique Les dix phrases de bookeur que vous n'avez pas envie d'entendre >

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Sur le blog Confliktarts.com : Interview > Ronan - Sourdoreille
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Bonjour,<br /><br />Votre demande de partage a bien été prise en compte.<br />L'article : http://www.confliktarts.com/fr/blog/536/interview-ronan-sourdoreille a été envoyé.
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