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Interview > Andy Balcon & Dave Crowe - Heymoonshaker


"On a tous les deux appris à mettre les problèmes de côté dès qu’il s’agit de création"

N'est-il pas intriguant de tomber sur un groupe indépendant qui collectionne les millions de vues sur le net, avale des concerts au moins un jour sur deux depuis des années, et sort son premier véritable album sur un label qui nait en même temps que lui ? Heymoonshaker n'aime pas trop faire les choses comme tout le monde, et quand on observe leur succès on se dit qu'il y a de quoi s'en inspirer. Andy Balcon, la guitare chantante du duo, répond à nos questions tout en décontraction, épaulé comme toujours par Dave Crow, docteur ès beatbox, et Jérôme Scholzke leur manager.

 

 

Salut, qu’est-ce donc que Heymoonshaker en une phrase ?
Andy Balcon : Un beatboxer et un guitariste itinérants, qui trimballent avec eux des histoires et des sourires.
 

Votre premier véritable album studio vient de sortir, qu’est-ce que ça fait ?
AB: Pour être sincère, c’est vraiment dur à expliquer... Ça fait un moment qu’on a des idées et des morceaux qui nous passent par la tête, donc c’est génial de voir tout ça aboutir. C’est aussi agréable de voir les morceaux trouver leur son, alors qu’ils avaient évolué sur la route et avaient déjà eu plusieurs vies.


Appréhendiez-vous cette sortie, surtout en ayant jusqu’à aujourd’hui la réputation d’être un groupe qui enchaine les dates à longueur d'années ?
AB: Je pense qu’on a ressenti une certaine émotion, mais on a eu un planning tellement chargé ces dernières années qu’on n’a pas vraiment eu le temps de s’y attarder. En fait on a continué à se dédier à nos activités, et je pense que c’est ce qu’il y avait de mieux à faire.
 


 


Vous sortez enfin ce premier opus alors que votre carrière est déjà largement développée à l’international, est-ce un choix ou le BLOG15 résultat d’un calendrier trop chargé pour le sortir avant ?
AB: Je ne sais pas, je ne pense pas qu’on puisse analyser ça de cette façon. Il y avait une vraie volonté de notre part de sortir un truc nouveau, d’autant que notre EP ne rendait pas du tout compte de l'énergie des morceaux sur scène. Tout ça a semblé arriver au bon moment, et ça nous a boosté et donné encore plus d’énergie pour mettre tout ça en boite.

 
Les morceaux présents sur ce disque sont-ils tous des morceaux ayant déjà vécu sur scène ou y a-t-il des nouveautés ?
AB: Il y a quelques bricoles nouvelles. On a eu beau n'être en studio que dix jours, on a réussi à mettre en place des idées fraiches, qui sont parmi mes trucs préférés de l’album.


Comment avez-vous opéré pour capter la magie de la scène et la poser sur album ?
AB: Je ne sais pas trop l’expliquer… Je pense que c’est un état d’esprit, il n’y avait juste aucune place pour l’échec. Nous n’avions pas vraiment de plan arrêté, juste une forme d’expression et un résultat positif. On a tous les deux appris à mettre les problèmes de côté dès qu’il s’agit de création, ça nous permet de laisser libre cours aux idées, ça engendre vraiment une création conjointe… et voilà NOIR.  
 

Jérôme Scholzke : Pour ma part il s'agissait avant tout de faire un disque que l'on puisse écouter et ré-écouter, ça paraît simple à dire comme ça, mais Heymoonshaker était jusqu'à cet album connu pour des performances scéniques époustouflantes, à l'écoute des maquettes il était évident que ces garçons n'étaient pas simplement des bêtes de scène, ils savent écrire, ils ont des choses à dire... bref canaliser tout cela en studio a été la première mission que je me suis fixé. Nous avons été très facilement d'accord avec le groupe sur le choix des morceaux, l'enregistrement a été un bonheur, pourtant je peux vous assurer que ce n'est pas souvent le cas, l'échange est très facile avec Heymoonshaker, ils proposent , je propose aussi , nous échangeons et c'est toujours dans le calme et la logique que les choses se font , ils avaient toute ma confiance, ils pouvaient tranquillent  enregistrer les titres avec le réalisateur Joachim Olaya, nous faisions une écoute le midi et en fin de journée.... et peut être à part un titre qui n'est pas sur ce disque... tout est apparu à chaque fois évident, limpide.  J'ai décidé de travailler au studio Recall, outre ses références ( Bashung, Noir Désir...), le lieu disposait de tout ce que nous avions besoin : espace pour faire des vidéos , qualité du parc de micro ( ce n'est pas un point de détail pour un Beatboxer  ) , le lieu est magique au milieu du pic saint loup.... j'ai fais pas mal de studios avec pas mal d'artistes et honnêtement c'est ma meilleure expérience à ce jour, chaque jour a été incroyablement productif , créatif, mais aussi joyeux ... et je crois que cela s'entend sur ce disque.

 

 


Vous sortez cet album sur Dify Records, comment s’est faite cette rencontre, et quand avez-vous pris cette décision, alors même que de nombreux gros labels vous faisaient les yeux doux ?
AB: C’est la rencontre de personnalités et de visions convergentes qui ont véritablement orienté nos choix. On est parfaitement comblés par nos partenaires et on prend plaisir à bosser tous ensemble depuis le premier jour.

Dave Crowe: En rencontrant les majors, il apparaissait clairement qu'ils souhaitaient continuer à travailler sur la base de leur modèle très spécifique, plutôt daté, plus très adapté aux besoins des groupes contemporains. On avait besoin d'un label qui souhaitait créer avec nous un nouveau modèle, de nouvelles idées pour aborder le marché musical en constante mutation, notamment sur le plan digital. Dès la première rencontre avec Dify, on a compris que c'était leur objectif et on s'est dit GO! Il n'y a plus eu de discussions par la suite, seulement des signatures. Et peut-être un peu de champagne. Bon ok, il y avait beaucoup de champagne...

JS: Je connaissais le groupe via leur éditeur, ils ont même fait un concert chez moi.. oui oui chez moi, il y a 3 ans durant les trans... Je pense que nous avions les capacités avec Dify à travailler au quotidien et à la carte avec le groupe, c'est plus compliqué dans un gros label je crois, c'est plus rigide et plus normé. Nous travaillons ensemble en bonne intelligence, pas mal de discussions et être hors format aujourd'hui c'est pour moi sortir du lot...pas forcément la philosophie des grosses structures.


Était-ce également une forme de logique que de faire confiance à un label présent sur tous les fronts du web pour un groupe qui s’est essentiellement fait connaître grâce à des dizaines de millions de vues sur Youtube ?
JS: Comme je l'ai dit tout à l'heure, bien sur que pour un label c'est incroyable d'avoir un groupe qui fait des millions de vues sur le net, mais ce qui est incroyable c'est la force que dégage ce duo, la communion d'idée entre Andy et Dave... il fallait les voir avant d'aller en studio, répéter et répéter encore pour être prêt... et puis les titres, il n'y a pas de calcul , c'est organique... ces deux garçons sont avant tout des humains bons et sincères, une valeur qui se perd, ça parâit angélique de parler comme ça... mais ces deux là, ils gagnent vraiment à être connus.

Plus globalement, qu’est-ce que vous permet Dify Music que ne permettrait pas d’autres labels ? En quoi la stratégie de développement du groupe est-elle différente ?

JS: Nous sommes une épicerie fine, pas un supermarché... je ne dénigre pas mes camarades des gros labels, néanmoins la puissance économique d'un gros label n'était rien par rapport au respect de leurs valeurs que nous apportions, je ne dis pas que nous sommes les meilleurs, notre rencontre s'est faite juste au bon moment.

 

 

Il semble qu’une attention toute particulière soit portée sur votre merchandising, comment est-il conçu et d’où viennent ces inspirations oniriques et sombres à la fois ?
AB: C’est toujours une question de gout avec le merch... On a laissé tomber l’idée de mettre en avant notre image, c’est pour ça qu’on ne porte que du noir sur scène. Ça permet au spectateur de se créer son truc, d’avoir son propre tableau à composer. C’est le même ressenti avec le merch et cette idée de sobriété, quelque chose d’exagéré pourrait sans doute désarçonner un peu le public.
JS: Désolé la je sèche c'est pas trop ma partie , je peux dire juste que le choix du photographe Yann Orhan et du graphiste Aksel varichon sont des éléments importants, le soin que nous avons apportés aux visuels semble se voir au regard des retours que nous avons eu, il en va de même pour les vidéos réalisées par le collectif scale (dont on peut admirer le travail actuellement à la Gaité Lyrique à Paris, une exposition leur est consacrée).

 

Que peut-on attendre dans les semaines et mois à venir de cette toute nouvelle collaboration entre vous et votre label ? (Jérôme)
DC: La relation entre Dify et le groupe permettra à coup sûr que la musique continue d'être crée et pensé par le groupe, tout en étant diffusé et pérénisé grâce aux savoir des collègues de Dify. Ils nous mettront dans les meilleures dispositions, c'est clair. Donc attendez-vous à du bon son, garanti sans filtre pop...

JS: J'espère trouver la perle rare, ce n'est pas évident, il y a tellement d'artistes, l'offre n'a jamais été aussi grande... mais nous écoutons beaucoup de choses et de nouvelles pistes semblent se dessiner... mais tant que rien n'est fait, on ne peut pas dire grand chose.

 

 

 

Si vous aviez la possibilité de collaborer sur scène avec n'importe quel groupe vivant ou mort, lequel ce serait ?
AB: On est tous les deux assez polyvalents, donc vous pouvez nous envoyer un joueur de cornemuse et on arrivera toujours à faire notre sauce, c’est d’ailleurs ce qui est excitant, on est juste ouverts à tout...
DC: Moi je bosserais bien avec Bobby Mcferrin, Chopin et Dr Dre. Parce que le seul truc qu'il manque à leur boulot est le beatbox. Logique.

 
Et qu'en serait-il si vous deviez vous exiler sur une planète qui ne connait pas la musique avec un album ?
AB: Perso je viens juste de me remettre aux Beatles… Love Album.

 

 

 

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Bonjour, J'ai trouvé cet article sur le site de Conflikt arts et je pense qu'il peut t'intéresser : http://www.confliktarts.com/fr/blog/570/interview-andy-balcon-dave-crowe-heymoonshaker A bientot
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