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Comment réussir la création d’un label musical


“Hey, moi j’ai un super nom pour notre label : le label Elabet !! Nan ?? Ok…”

Les années passent, pourtant tout est toujours à sa place, professait Nique Ta Mère. Ou presque, pourrait-on ajouter. Du moins en ce qui concerne les labels. La crise du disque n'est pas loin d'atteindre l'âge de la majorité, et n’a pas épargné un paquet d’étiquettes, comme on les appelle parfois en Québéquie. Cependant, les acharnés du CD, les débiles du vinyle, les follettes de la cassette, les fanatiques du numérique, se prennent encore à acheter du son en masse. Il n’est donc pas étonnant qu’une pelletée de passionnés, aient en l’an de grâce 2016, la fabuleuse idée de se lancer dans la création d’un label. Bien leur en prend, c’est évident. Cependant, cet élan créatif mérite tout de même de s’interroger un peu sur plusieurs aspects, que nous déclinons ici, sous vos yeux ébahis.

 

 

>>> A chaque projet ses ambitions (et vice versa)

Vouloir lancer son écurie musicale est une idée brillante, mais on ne se donnera pas les mêmes moyens suivant qu’on cherche à racheter Because Music dans les deux ans, ou qu’on envisage de sortir le prochain album de son groupe en 20 cassettes numérotées à la main. Aussi, soyez honnête et réaliste quant à vos objectifs pour ce label, afin de préparer au mieux le terrain. Il ne s’agit de jouer ni les faux humbles, ni les mecs qui planent et se ramassent en une sortie.

 

 

 

>>> Définissez ce qui définit votre label

Par quoi se caractérisera avant tout votre label ? Par un soutien géographique à des groupes ? Par un esthétique bien particulière ? Par des rééditions uniquement ? Des groupes étrangers que vous voulez éditer en France car ils y sont encore introuvables ? Des micro séries sur supports exclusifs ?

Demandez-vous ce qui constituera la marque de fabrique de votre label, l’ADN de vos prods, afin d’être conscient dès le début de vos forces, et donc de ne pas négliger vos potentielles faiblesses.

 

 

 

>>> Définissez votre format

On l’a souligné en introduction, les labels n’hésitent plus aujourd’hui à éditer des albums ou compilations sous des formats très variés :

  • la bonne vieille cassette audio
  • l’inusable vinyle
  • le très abordable CD
  • l’immanquable format digital

 

Rien ne vous empêche d’embrasser ces quatre formats dès votre première sortie, mais ils nécessitent souvent une approche différente, sans parler d’autorisations légales, de masterings, de réseaux de distribution, et de des coûts qui explosent rapidement. On aurait donc tendance à vous conseiller de démarrer simple pour plus d’efficacité, avec un format physique et sa déclinaison digitale par exemple.

 

 

 

>>> Suivez le courant

Oui, car le stream signifie courant en anglais, donc on croit malin de faire des jeux de mots laids en anglais dans ces colonnes, juste pour se la péter. Bref, trêve de galéjades, le streaming a beau rémunérer les musiciens aussi mal que les « acteurs » de PBLV jouent la "comédie", ils sont un canal de diffusion essentiel, et donc à prendre en compte. Dans un premier temps car ils permettent visibilité, référencement web, et analyse d’audience facilitée, et dans un deuxième temps, car quand on voit les palmarès, on n’est jamais à l’abri de pondre une victoire de la musique, et donc de faire malgré tout énormément de pognon avec ses streams sur Deezer et ses vues sur Youtube.

 

 

 

>>> Pondez un BP

Un BP, dans le langage du biznems, ou "BiPi", c’est un business plan. Et il n’y a pas que pour les lanceurs de startups du côté de San Francisco pour que l’outil soit indispensable. Même si vous prévoyez de sortir deux EPs vinyle l’année prochaine, un petit tabeau excel avec les lignes de dépenses d’un côté et les lignes de recettes (espérées) de l’autre, vous aideront énormément. Ne serait-ce que pour savoir s’il vous faut vendre 25 ou 300 cassettes pour rentrer dans vos frais. Bon, un BiPi en vrai c'est un peu plus compliqué que ça, mais si vous êtes déjà en mesure d'intégrer :

- un nom et un descriptif de l’activité

- l’intégralité des dépenses prévisionnelles

- le nombre d’exemplaires produits, et ceux destinés à la vente ou au don pour cadeaux ou promo sur les prochaines sorties

- une rapide analyse de la concurrence et du marché

- la stratégie de promo

- les fourchettes de recettes, ambitieuses et raisonnées

- le but à court, moyen et long terme

- les projections, par mois, ou si plus réaliste, par semestre.

 

O-M-G !!!

 

 

Montez votre structure

Si vous avez bien posé sur papier les critères soulevés dans les points précédents, vous êtes au clair sur les ambition de votre label, et la voilure que vous souhaitez donner en terme de nombre de sorties, de chiffres de vente, etc. En fonction de cela, vous pouvez maintenant adapter les statut de votre structure à la stratégie mise en place. Le plus simple est sans surprise la création d’une association, mais vous pourrez aussi envisager de travailler avec une vision explicitement plus commerciale, que ce soit seul à travers une EURL, ou à plusieurs grâce à une SARL, ou encore à plusieurs, dans le joyeux et exigeant statut coopératif que confèrent les SCOP ou les SCIC

 

 

"voilà, le dernier 45 tours de Mat Pokora pour monsieur Stenson!"

 

 

Brandez dur, designez c’est gagné

Même le plus anarchopunk des labels reste une marque, au sens le plus littéral du terme. Certains d’entre eux ont aussi fait leur réputation sur des images très fortes, extrêmement graphiques. Et ce ne sont pas les moins indés qui ont le plus de succès, quand on connaît la renommée de boutiques comme Clapping Music, ECM, Deaf Rock, No Format !, Warp, Kitsuné, Murailles Music, In Finé, pour n’en citer qu’un fragment. On constate en effet qu’un gros accent se doit d’être mis sur l’identité du label en soi, afin que les projets artistiques nourrissent la renommée du label, et réciproquement. Tout comme un groupe, un label raconte une histoire, une conception de la musique sans concession, une vision des carrières et des styles auxquels l’auteur pourra s’identifier facilement, allant pour certains jusqu’à acheter quasi aveuglement les sorties du label les unes après les autres tant la ligne editoriale est fiable et séduisante.

 

 

Mange disque à dossier

 

 

Signez des contrats

Avec la création de la structure, c’est évidemment la partie du boulot qui sonne comme la moins sexy. Cependant sachez qu’entamer une relation avec un groupe, c’est comme se dire oui pour la vie. Tant que tout se passe bien tant mieux, mais si un vrai problème survient, ce sera toujours plus gérable de s’appuyer sur un bout de papier signé entre les deux parties. Alors contrat d’enregistrement, de licence, de production, d’engagement, tout ceci ne devra plus avoir de secret pour vous assez rapidement. Heureusement, comme il n’y a guère de secret en la matière de totue façon, la plupart des contrats basiques sont trouvables facilement sur la toile, comme ici où les principaux sont récapitulés.

 

 

 

Faites en sorte qu’il y en ait pour tout le monde

Avec cette satanée crise du disque, ce sont les distributeurs physiques qui ont également bien morflé ces dernières années, nombre d’entre eux ayant fini avec perte et fracas dans le cimetière bien garni de la production musicale. Un deal de distribution est en général signé au nom du label, et non à chaque sortie, à vous donc de vendre votre projet au mieux s’il passe par des ventes physiques. Une partie des distributeur est listée ici, à laquelle on peut ajouter le beau boulot de La Baleine, ou de Differ-Ant.

Pour le digital heureusement c’est plus simple, car il ne tient qu’à vous de payer un petit format et de voir votre son distribué en quelques clics sur tous les sites principaux. Pour obtenir des deals plus avantageux, il faudra soit en passer par un peu d’expérience, de manière à montrer que votre boulot paye, soit convaincre un distributeur digital de bosser avec vous, comme vous pourriez le faire pour le physique, et pour cela il faut évidemment de sérieux arguments, artistiques et financiers.

 

 

 

Supervisez, au moins par défaut

Delphine Mathieu nous en parlait récemment, la supervision musicale est un métier à part entière. Cependant, les labels comme les artistes voient de plus en plus la synchronisation d’un morceau pour une pub, un générique de film ou de série, ou encore un habillage de documentaire ou de reportage, comme une panacée. A juste titre quand on sait ce que ça peut rapporter, malheureusement ce n’est pas donné à tous les groupes de pouvoir accrocher son nom au générique d’une palme d’or, alors n’ayez pas peur de réseauter, et surtout d’être à l’affût de toutes les propositions, en en pesant bien le pour et le contre. Si un jour Mattel vous demande un titre pour illustrer la prochaine pub Barbie, il faudra être costaud pour savoir où sont vos priorités.

Barbie aussi semble prendre de la drogue quand elle se met à la musique

 

 

Promo à tous les étages

Pour un album, on sait qu’une bonne communication est surtout une orchestration de toutes les énergies, de celles des artistes, au tourneur, manager, distributeur, et donc label. Si un manager est dans la boucle, ce sera principalement son boulot de coordonner tout ça, mais en son absence, il faudra bien que quelqu’un s’y colle. Et plutôt que d’attendre la sortie et de constater que personne n’a levé le petit doigt, mieux vaut que ce soit le label qui prenne les devants.

En plus des classiques Facebook, Twitter, Instagram, Soundcloud, que vous déclinerez pour le label en fonction des usages, Difymusic constituera le moyen le plus rapide, efficace, et économique de proposer aux fans du label une boutique en ligne, plutôt que de développer un site dédié qui vous coûtera un paquet de thunes que vous n’avez pas.

 

 

Le bon vieux principe du bouche à oreille, ici en version hautement technologique...

 

 

Restez en veille

Les labels sont des aventures entrepreneuriales qui, quelles que soient leurs ambitions, restent assez fragiles. Elles nécessitent une veille constante sur les pratiques et les nouveautés du milieu, une capacité à réseauter et à savoir s’entourer, comme auprès du Calif, ou du réseau Starter, se rendre à des salons, suivre les actualités via l’IRMA, ou bien entendu via ce blog, avec régulièrement des labels mis en avant via des interviews, comme par exemple At(h)Home, No Format !, Roy Music, Can I say ?, UnderdogRemark, ou encore Guerilla Asso.

 

Alors, partants ? Après tout, si certains le font dès l'âge de 16 ans, alors pourquoi pas vous ??

 


 
 

Vous vous demandez bien comment on peut appeler sérieusement un label, une "étiquette" ? Vous trouvez que s'appeler le label Obwadorman c'est quand même un peu abusé ? Livrez-vous en nous contactant sur le blog par ici, ou en questionnant directement l'auteur par là.  

 

 

L'auteur : Cousin Cool se situerait dans la carrière musicale entre Père Castor, Cousin Machin et Daddy Cool. 30 ans qu’il traîne sa carcasse barbue dans les salles et les studios en tant que bassiste, ingénieur du son et régisseur. Du nord au sud de l’Europe, de l’est à l’ouest de l’Amérique, Cousin Cool a bossé avec les plus grandes divas comme avec les pires crasseux. Dans la famille Cool, il n’a jamais été père ou a refusé de le(s) reconnaître. Mais chez les Cool, on est dans le son de la tête au pied, de père en fils depuis une génération, et peu importe si celui de Cousin l’a abandonné à la naissance. De cela comme de tout sauf du son, Cousin se fout complètement et on le lui rend bien.

 

 

 



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Sur le blog Confliktarts.com : Comment réussir la création d’un label musical
Bonjour, J'ai trouvé cet article sur le site de Conflikt arts et je pense qu'il peut t'intéresser : http://www.confliktarts.com/fr/blog/620/comment-reussir-la-creation-d-un-label-musical A bientot
Votre demande de partage sur Conflikt Arts
Bonjour,<br /><br />Votre demande de partage a bien été prise en compte.<br />L'article : http://www.confliktarts.com/fr/blog/620/comment-reussir-la-creation-d-un-label-musical a été envoyé.
Votre demande de partage a bien été prise en compte.

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